OVV Deburaux Paris - Déclaration CVV N° 0502014

Suplicante Cette oeuvre fait partie des plus…

Lot 51
1 500 - 2 500 €
Résultats avec frais
Résultat: 5 183 €

Suplicante Cette oeuvre fait partie des plus…

Suplicante
Cette oeuvre fait partie des plus grands suplicantes référencés. Le corps longiligne renforce les courbes formées par les bras et les jambes, ainsi que le ventre, qui est ici très proéminent. Le visage ovale tourné vers le ciel, est expressif, avec un nez en forte saillie et des yeux ronds fendus. Les articulations des poignets et les doigts sont marquées par des rainures.
Pierre volcanique noire.
Culture Alamito, Argentine, 500 av. - 600 apr. J.-C.
H.42 - l. 23 - Ep. 9,5
Etat: Jambes gauche et bras droit manquants
LES SUPLICANTES Si les masques se retrouvent dans toutes les cultures Précolombiennes, les représentations de «
Suplicante », nom donné par les archéologues, sont uniques et propres à l'art Argentin. La collection compte une dizaine de ces sculptures et nous révèle la variété de forme, de matière et de taille. Elles sont réalisées dans une roche volcanique dure qui nécessite une grande maitrise technique de la taille, sachant que les outils métalliques n'étaient pas utilisés à cette époque.
Il s'agit de représentations humaines stylisées, dont les jambes fléchies et les bras positionnés près de la bouche, sont traités sous forme de deux arcs se faisant échos. Le visage au nez aquilin, est la plupart de temps orienté vers le ciel, la bouche ouverte évoquant un cri ou une prière. Certains sont pourvus d'organes génitaux masculins tandis que d'autres, au ventre arrondi, font clairement référence à une femme enceinte.
L'importance de ces oeuvres pouvant faires quelques centimètres jusqu'à plus de 60 cm de haut pour les plus grandes, souligne leur caractère rituel exceptionnel. Elles pourraient être en rapport avec les notions d'ancêtre et de fertilité, la vie étant perçue par les peuples précolombiens comme un cycle en perpétuel mouvement. Par ces offrandes, l'homme restait en contact avec ses ancêtres et ainsi maintenait l'harmonie de l'univers avec l'aide du chamane, qui faisait le lien entre les diverses strates du cosmos.
Fasciné par la modernité de ces sculptures, Ilya Prigogine en parlait des suplicantes en ces termes, lors d'un entretien dans le journal « Le Temps » en 1998: « Elles font partie, au même titre que l'art Mezcala, des créations les plus abstraites et curieuses de notre héritage. Pour retrouver cette liberté formelle extraordinaire, il faudra attendre le XXe siècle avec Moore et Picasso ».
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